Ce jeudi et ce vendredi, Nice et la Côte d’Azur ont à nouveau la tristesse d’accueillir un dictateur et de voir notre président lui faire courbettes et risettes. Après les habituels émirs du golfe persique, après l’ineffable Ben Ali, après le troupeau des dictateurs africains du printemps dernier, voici le premier dictateur du monde, le président chinois Hu Jintao.
Premier, parce que le régime qu’il dirige impose sa contrainte au plus grand nombre d’habitants de notre planète. 1 milliard 300 millions de chinois subissent l’oppression d’un régime qui allie l’horreur d’un parti unique selon le modèle communiste sur le plan politique, à l’horreur du capitalisme le plus sauvage sur le plan économique.
Le “miracle économique chinois” nous fait trop souvent oublier l’envers du décor : pas d’état de droit, pas de liberté d’opinion et d’expression, pas de liberté religieuse, pas de droit social et de couverture sociale. Son système concentrationnaire, le Laogai, détient actuellement entre 4 et 6 millions de prisonniers, le plus souvent victimes d’une justice sommaire et contraints au travail forcé. La “justice” chinoise prononce et exécute chaque année des milliers de condamnations à mort.
L’actuel président chinois a débuté sa carrière de dictateur comme “gouverneur” du Tibet de 1988 à 1992. A ce titre il y a durement réprimé les troubles contemporains aux événements de Tia An Men, acquérant ainsi le surnom de Boucher de Lhassa. Il est aussi co-responsable de l’emprisonnement du plus jeune prisonnier politique du monde Gendhun Choekyi Nyima considéré par les tibétains comme la réincarnation du Panchen Lama et qui a “disparu” à l’age de 6 ans. Parmi ses nombreux prisonniers politiques actuels figure Liu Xiabo le prix nobel de la paix 2010.
Aussi parce que, malgré son hospitalité légendaire, notre région n’a pas vocation à accueillir tous les despotes sanguinaires du monde, parce que le président chinois, avec la complicité du nôtre, ne mérite pas d’y passer des vacances tranquilles, venez manifester :
- jeudi 04 /11 11 départ place de la Libération avec Amnesty International
et à midi place Masséna pour le Tibet libre
Vendredi 11h00 à Carros le neuf
Enfin comme Sarkozy sera là vendredi, la grève et la manif contre sa politique, notamment la réforme des retraites, est avancée d’un jour.
novembre 13, 2010 à 1:39 |
Nous y étions : Interdiction de manifester + 6 cars de militants UMP venus faire la “claque”.
Ce pays part en vrille!
Heureusement il nous reste l’humour et la dérision. Mais pour combien de temps?