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roisième volet de mes posts sur les TER. Aujourd’hui la position d’Europe Écologie. Chacun le sait les écolos (même les moins malpolis) ne jurent que par les transports en commun. Aussi nul n’est surpris de les entendre dire qu’ils sont contre le tout-voiture. C’est pourquoi, au conseil régional, ils désirent ne plus aider la route sauf résorption des points noirs (les portions de route accidentogènes, pas les problèmes de pots peau) et que la totalité du budget transport soit affectée aux transports en commun, en particulier le TER. Ma foi, les routes c’est le boulot des conseils généraux et tout le monde veut qu’on clarifie qui fait quoi…
Les écologistes ne sont pas d’accord avec la gratuité prônée par le Front de Gauche et le NPA : pour eux la priorité c’est d’abord d’assurer la fiabilité des trains, développer l’offre de transport et de coordonner les différents types de transport (l’inter-modalité) or le budget régional n’est pas extensible (surtout que la réforme territoriale ne devrait laisser aux régions comme marge budgétaire que la taxe sur les cartes grises … à condition que son éventuelle augmentation aille aux projets lancés par l’état). Je les ai entendus ajouter que le budget de la région n’était pas là pour financer la visite de la région par les touristes, qui forment une bonne partie des voyageurs.
Par contre, le TGV n’a pas leur faveur : trop cher et un impact environnemental trop important. C’est de nature à leur attirer le soutien de toutes les assos NIMBY (pas dans mon jardin) qui n’ont pas envie d’un TGV sous leurs fenêtres. Mais là aussi ils opposent que la priorité c’est les TER, que les gens vont plus souvent au boulot qu’a Paris, et qu’on se moque de gagner une demi-heure qu’on reperdra ensuite dans les bouchons de la capitale. En même temps, les niçois verraient d’un bon œil une diminution du trafic de aéroport de Nice situé en pleine ville. De toutes façons, la côte d’azur est tellement urbanisée qu’on ne voit pas où faire passer ce TGV et que les finances pour ce type de projet se font rares. La CCI (et Monaco) ont une idée : se raccorder au TGV italien et gagner Paris via Turin; dans ce cas on peut dire adieu à l’arc méditerranéen Gênes-Marseille -Barcelone.
De plus, désireux de lutter efficacement contre le réchauffement climatique, il se murmure qu’Europe Écologie verrait bien l’un des siens à la vice-présidence des transports, plusieurs de ses candidats étant des spécialistes de ce sujet.
L’ AEI est globalement sur les même positions qu’Europe Écologie à un détail près : pour améliorer le fonctionnement des TER, ils voudraient faire jouer la concurrence, quitte à confier ceux-ci au privé (Véolia, Suez et consort). Le PS n’est pas loin d’adopter le même point de vue (à écouter Patrick Allemand). C’est quasiment impossible : le contrat actuel court jusqu’en 2017,et c’est un casus-belli pour les syndicats et la direction de la SNCF. Ce n’est pas une grève de deux mois mais une révolte qu’on aurait. De plus quels avantages ? Ces multinationales spécialisées dans les délégations de services publics prendraient une plus grande marge au dépend du CR et n’ont aucune expérience de ce métier spécifique. L’expérience anglaise est une contre-exemple parfait. De plus, si aujourd’hui la concurrence pour les fuseaux (les créneaux horaires sur les voies ferrées) entre trains grande ligne est TER est interne à la SNCF. Si elle devient externe serait-ce mieux ?
D’ailleurs l’UMP si proche de Véolia, Suez & co (elle leur a confié l’essentiel des services publics des villes et départements de la région) n’évoque même pas la mise en concurrence de la SNCF locale pourtant bientôt permise par les directives européennes qu’elle a soutenues.
et aussi
Un accord en vue pour L’autre Gauche Burito-Salamentaise
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février 22, 2010 à 6:38 |
Plutôt une jolie couverture…..